Miiter is coming
Nous sommes le 16 juin quand commence la rédaction de cet article, soit près de deux mois après la sortie japonaise de Miitomo qui est arrivé un peu plus tard partout dans le monde. Rappelons que Miitomo est une application sociale (au même titre que Twitter, Facebook ou Instagram) qui consiste à créer votre Mii, à rajouter vos ami(e)s et à se lancer dans une série de questions/réponses qu’il est possible de commenter. L’application est lancée avec une boutique virtuelle de vêtements pour votre Mii, un mini jeu, « lâche Mii » ainsi qu’une application dans l’application : Miifotos. Résultat, le logiciel a eu son moment de gloire puisqu’il est resté en tête du classement des applications sur l’AppStore pendant quelques jours. Dès sa sortie, quelques problèmes sont survenus, notamment des soucis d’installation sur Android, et surtout, l’application pesait très lourd pour une simple application portable, près de 800 Mo à sa sortie et avec les mises à jour, elle pèse aujourd’hui 93 0Mo. Sans compter l’optimisation (c’est-à-dire tout le côté technique de l’application, ralentissement, temps de chargement…) qui laisse franchement à désirer et qui semble toucher des personnes complètement au hasard.Miithique ?
Mais concentrons-nous sur l’appli en elle-même, Miitomo va poser une question à laquelle vous allez pouvoir répondre, à partir de cela, vos amis et vous allez pouvoir commentez cette réponse et bien rigoler au coin du canapé. Le système d’invitation des ami(e)s est assez compliqué parce qu’il faut que ces personnes vous connaissent déjà par Twitter, Facebook ou IRL. Cependant, après une mise à jour, le système s’est ouvert et permet de lancer des invitations par message. Il faut également noter que Miitomo est un « Free-to-play », c’est-à-dire que l’installation et l’utilisation est gratuite, en revanche, si vous voulez avoir le dernier pull rose en cachemire signé la maison du style et que vous n’avez pas assez de pièces, vous allez pouvoir sortir votre carte bleue et payer pour de l’argent virtuel et ensuite acheter ce petit extra. C’est le business model incontournable des jeux sur Smartphones aujourd’hui. À l’heure actuelle, Miitomo rapporterait 40 000 dollars par jour. Faut dire qu’il est vraiment beau ce pull… À noter également que Miitomo a franchi la barre des dix millions d’utilisateurs, ce qui n’est pas mal du tout, mais aucune communication sur le nombre d’utilisateurs vraiment actifs (qui utilisent l’application au moins une fois par jour), et c’est justement là que le bât blesse…Miithomane
Beaucoup de personnes ont été surprises en voyant le côté « jeu » quasiment inexistant de Miitomo. Alors que tout le monde voulait voir un runner Mario ou jeu Zelda, Nintendo commence par une application qui apparaît comme complètement sortie d’ailleurs, ce qui n’est pas forcément un mal, mais qui provoque une incompréhension chez les joueurs (et chez les actionnaires puisqu’à l’annonce de Miitomo, la valeur de l’action a chuté). C’est aussi pour ça que l’application a aussi bien fonctionné au début, les gens étaient curieux de voir ce que cela pouvait donner. Puis quelques jours après, ces mêmes personnes avaient fait le tour de l’application, les questions se succédaient et se ressemblaient, les ami(e)s ne commentaient plus et puis Miifotos qui est rigolo au début, mais à la fin on s’en lasse et on n’a plus aucune raison d’y revenir… Le gros point noir de cette application est de n’avoir pas su proposer assez de contenu. Au final, Miitomo n’est basé que sur l’échange de questions-réponses avec ses amis. Ce genre de système fonctionne quand le groupe qui l’utilise est suffisamment grand (là encore, c’est sur ce principe que se base les grandes applications sociales type Facebook ou Twitter…). Cependant moins il y’a de monde présent, moins l’application a de l’intérêt, on entre alors dans un cercle vicieux, s’il y’a des gens qui lâche l’application, il y’aura encore moins de contenu, ce qui entraîne d’autre personne à abandonner le logiciel ce qui va encore entraîner la baisse de contenu… On peut donc reprocher à Nintendo d’avoir joué petit bras sur cette application et de ne pas avoir essayé plus de choses. Il en aurait fallu peu, un système plus poussé de gestion de personnage ou de l’habitation par exemple, histoire de donner l’impression de s’occuper d’une véritable poupée virtuelle (ce qu’a très bien réussi à faire Tomodachi Life). Et même si Big N essaye de relancer l’intérêt avec des événements ou des récompenses, la perspective d’avoir un Picross Zelda n’est apparemment pas suffisante pour re-télécharger Miitomo…
Zelda Picross est un jeu téléchargeable sur 3DS grâce à My Nintendo